Edito – Septembre 2026

L’été a été chaud. Très chaud. Caniculaire. Et l’agriculture en a une nouvelle fois éprouvé très concrètement les conséquences : sur le vivant, sur les sols, sur les productions, sur l’économie des exploitations, mais aussi sur les femmes et les hommes qui les font vivre.

Difficile de détourner le regard. Les changements sont là. Ils bousculent nos repères, nos modèles, les façons de produire et parfois nos certitudes.

Mais une fois le constat posé, une question demeure : et maintenant ?

Que faisons-nous de ce réel ? Comment préparons-nous demain plutôt que d’attendre qu’il s’impose à nous ?

Nous conservons une part essentielle de liberté. Celle de choisir entre subir et agir, entre nous accrocher à ce qui était et inventer ce qui peut être, entre attendre les réponses et contribuer à les construire.

Cela suppose peut-être de nouvelles pratiques, mais cela suppose d’abord des femmes et des hommes capables de comprendre ce qui change, de prendre du recul, de décider dans l’incertitude, de coopérer, d’expérimenter et de remettre en question certaines habitudes.

Quelles compétences devons-nous développer aujourd’hui pour être capables d’agir demain ?

La question concerne notre capacité collective à rester acteurs des transformations de l’agriculture, de nos filières et de nos territoires.

L’avenir n’est pas écrit. C’est précisément ce qui nous oblige.

Au premier semestre 2026, nous avons invité à deux reprises Serge Zaka à partager son regard et ses travaux sur les effets du changement climatique sur l’agriculture. Comprendre ce qui est à l’œuvre, confronter les analyses, questionner nos pratiques : c’est déjà se donner les moyens d’agir.

D’ici la fin de l’année, nous espérons vous retrouver dans l’un de nos temps de formation, de réflexion ou de débat. Non pas pour apporter des réponses toutes faites, mais pour chercher ensemble, développer nos compétences, expérimenter et nous préparer à décider dans un environnement qui change. Pour mémoire, les Mardis de l’Ifocap reprennent tous les 2èmes mardis du mois à partir du 13 octobre.

Les transformations qui nous attendent ne se feront ni seules, ni sans nous.

Nous avons besoin de chacun pour comprendre le monde qui vient et, surtout, pour contribuer à le construire.

Laurent Mingam, directeur de l’Ifocap